La démarcation partisane, un atout pour la démocratie
by Anthony Hamelle. Temps de lecture : about a minute.
C’est ce que pense le Jerusalem Post de la création, par Ariel Sharon, d’un parti centriste qui viendra prendre place entre le parti travailliste, résolument à gauche avec Amir Peretz, leader syndical, à sa tête, et le Likoud, résolument à droite, notamment du point de vue de son attitude vis-à-vis des territoires palestiniens.
A l’heure où Angela Merkel devrait être investie au poste de chancelier fédéral par le Bundestag, au risque de brouiller les frontières qui séparent le SPD de la CDU; au profit du partie Die Linke (La Gauche) et des partis d’extrême droite ? Au détriment de la démocratie ?
A l’heure où l’UMP et le PS semblent pris dans un mouvement centrifuge, le premier affirmant de plus en plus son identité libérale (économie) et conservatrice (sécurité), le second préférant le consensus socialiste à une majorité sociale-démocrate; au profit de l’UDF ou des autres partis (Parti Radical, PRG) qui souhaiteraient occuper le centre de l’échiquier politique ? Au profit de la démocratie ?
Il est en tout cas certain que les mouvements qui contribuent à offrir aux électeurs de choisir entre des partis dont ils pensent qu’ils constituent de réelles alternatives les uns par rapport aux autres, et pas simplement les différentes branches d’une même alternative, tendent à affermir les fondements démocratiques d’une nation.
A l’inverse, la constitution d’une vaste plaine centriste et démocratique, s’étendant de la gauche à la droite, ne laisse souvent aux électeurs comme seules alternatives celles qui ne se réclament pas toujours de la démocratie libérale (au sens philosophique du terme, par opposition aux démocraties égalitaires à tendance soviétique ou aux régimes totalitaires à tendance fasciste).

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