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Des mots que Churchill n’aurait pas reniés

by Anthony Hamelle. Temps de lecture : about a minute.

Extrait du discours de Tony Blair enregistré hier au 10, Downing Street, résidence des premiers ministres britanniques:

« When they try to intimidate us, we will not be intimidated. When they seek to change our country or our way of life by these methods, we will not be changed. When they try to divide our people or weaken our resolve, we will not be divided and our resolve will hold firm. We will show, by our spirit and dignity, and by our quiet but true strength that there is in the British people, that our values will long outlast theirs. The purpose of terrorism is just that, it is to terrorise people, and we will not be terrorised. »

Ce court paragraphe, loin de toute polémique sur les causes immédiates de cette vague d’attentats, telle l’intervention britannique en Irak, inscrit, en écho au caractère national, la résilience et la détermination au fronton du verbe et de l’action politiques, tout comme le fit Churchill dans les années 30 et 40. Le discours est indubitablement celui d’un homme d’Etat. L’action, marquée par l’intervention en Irak, semble néanmoins prêter le flanc à la critique. En effet, en dépit des rapports et enquêtes judiciaires sur le « dossier irakien », de nombreux doutes subsistent quant à l’honnêteté du propos de Tony Blair sur la nécessité d’intervenir en Irak, bien que celui-ci ait moins cherché que l’administration Bush à lier, en dépit de l’évidence, le régime de Saddam Hussein aux réseaux terroristes se réclamant d’Al-Qaïda.

Quoi qu’il en soit, le discours qui nous intéresse ici pose indiscutablement de bonnes bases: le Royaume-Uni ne se laissera pas intimider par des fanatiques qui ne servent que leurs propres cause et intérêts, loin de tout combat en faveur des populations les plus pauvres de cette planète – élément qui appartient en revanche à la rhétorique blairienne, tel que l’illustre l’actuel sommet du G8.

Toute ma sympathie va sans réserve aux Londoniens.

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