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Du bon usage des sondages

by Anthony Hamelle. Temps de lecture : about a minute.

Il semble bien loin ce mois d’avril 2002 où les scrutateurs de la vie publique promettaient de faire un meilleur usage des sondages, de les mettre en perspective et d’éclairer autant que possible ces instantanés trop souvent assimilés à des pronostics.

La plupart des médias nous ont en effet asséné un chiffre péremptoire ces derniers jours: 69 % des agriculteurs seraient tentés par le « non » au référendum du 29 mai prochain. A regarder de plus près le sondage IFOP – Ouest France réalisé le 21 mars dernier auprès de 616 personnes représentatives de la population agricole française, on aperçoit aisément le travers dont souffrent les commentaires de ceux qui ne prennent pas le temps de vérifier leurs sources.

Ce pourcentage de 69 % est en effet calculé sur la base des seuls suffrages exprimés en faveur du « oui » ou du « non ». Prenant en compte les positions de ceux qui pensent s’abstenir et de ceux qui ne savent pas encore quelle réponse apporter à la question qui leur est posée, les résultats que l’on obtient sont fort différents:

  • 13 % pour le « oui »;
  • 30 % pou le « non »;
  • 42 % d’indécis;
  • 12 % d’abstentions;
  • 3 % ne se prononcent pas.

Des résultats qui mériteraient d’être présentés de la sorte…

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