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Elections présidentielles américaines: fraudes et conséquences?

by Anthony Hamelle. Temps de lecture : about 2 minutes.

De nombreux activistes démocrates pointent du doigt des résultats étonnants en Floride; ils avancent notamment que dans certains comtés George W. Bush aurait remporté 3 à 4 fois plus de voix qu’il y avait d’électeurs officiellement inscrits sous l’étiquette « Républicains ».

Convaincus, sans doute à juste titre, de s’être faits voler l’élection présidentielle de 2000, les Démocrates ont mis leurs avocats à contribution pour vérifier que les règles élémentaires de la démocratie ont été respectées lors de la dernière élection présidentielle américaine.
Aux Etats-Unis, les partis ont notamment pour tâche d’enregistrer les électeurs sur les listes électorales, système qui a pour avantage de les mettre au coeur de la vie politique mais qui favorise en même temps le maintien des partis en place. On retrouve ainsi sur les listes des électeurs inscrits sous les étiquettes des grands partis politiques américains, Républicain ou Démocrate, ou comme bon nombre de nos maires champêtres, sans étiquettes alors appelés Indépendants. Plusieurs politologues américains de renom se sont saisis du dossier pour tempérer les accusations de fraude proférées, de manière plus émotionnelle que rationnelle, par certains Démocrates – un article du magazine Wired présente les termes du débat. En France, Le Monde s’était fait l’écho de cette polémique.

Plutôt que de céder à la tentation de contester à George W. Bush une légitimité mal acquise en 2000, admettons plutôt que le peuple américain semble aujourd’hui en phase avec l’hôte de la Maison Blanche, qu’il nous revient, à nous Européens, de tirer les conséquences de ce glissement conservateur de nos alliés occidentaux. Comme l’a très justement dit Philippe Torreton, comédien, sur LCI, nous serions inspirés de donner à l’Union européenne une légitimité dont elle a besoin en déposant des bulletins dans les urnes européennes plutôt que de regretter de n’avoir pu élire ce John F. Kerry dont la qualité essentielle, outre un acronyme évocateur, était de ne pas être ce conservateur texan dont nous abhorrons les politiques.

Il serait peut-être abusif de parler d’un tournant dans l’histoire européenne, nous sommes cependant en face de l’une de ces étapes décisives qui nous rapprochent sans cesse, peuples d’europe, d’une unité de vue et d’action qui nous permettra, tôt ou tard, de faire entendre notre mélodie sur la scène mondiale.

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